J’ai envie d’aller au bout du monde, d’aller au bout de moi
J’aurais envie que l’on m’inonde de toutes ces fausses joies
Que j’en sorte gagnante, grande et à l’allure forte, belle
Et que ce qu’on se souvienne de tout ça ne soit que l’essentiel
Être propulsée loin comme le ciel par toutes sortes de bêtises
Et rester distante parce que je n’aurai appétit de personne
Je veux m’éloigner et apprendre, je veux qu’on m’immunise
De toutes les absurdités que j’ai entendues par tonnes
Toutes ces strates de fausses âmes qui s’agitent au même moment
Pour ne faire valoir ne serait-ce qu’un faux printemps
Tous ces visages qui s’arment de sourires menteurs
Me privent de plaisirs mais me gâtent de haine coupable au cœur
Tantôt par de grands élans, tantôt par moins de convictions
Je me pousse assidûment à maudire les contrastes
Parce que tout ce qui n’est pas moi n’est pas bon ;
Je ne me fonds pas dans ce territoire trop vaste
J’ironise parfois les clichés en me croyant meilleure
Et fais semblant de tout percevoir de tous mes sens
Voilà, c’est un secret, mon cœur est un peu menteur
D’où là le résultat concret de ma quintessence
Mes étoiles sont celles des contes de fées
Où tout semble beau, où tout semble doré
Mes étoiles sont celles des contes de fées
Mes étoiles ne sont rien d’autre que racontées.