J’ai cherché longtemps
J’ai bouilli sur toi l’eau de mes flancs…
J’en m’en crois capable mais m’en éloigne un peu
Je suis instable; je rêve parfois d’eux.
Je cherche encore
Je ne connais pas si bien ma quête
Je m’acharne mais sais que j’ai peut-être tord
Je suis aveugle à en perdre même la tête.
Je suis seule à avoir froid.
Dans toute sa splendeur, le vent souffle sur moi,
Il dessine tout plein d’intonations sur mon fond sombre
Et il repart, penaud, laissant un peu trop de place à l’ombre.
Je cherche toujours.
Sans trop m’essouffler.
Bientôt, j’en ai bien peur, j’aurai fait le tour;
Un trois cent soixante d’une vague de vérités.
Je me raisonne à croire que mes petites trouvailles sont déchues
Pourtant j’ai un peu trop d’espoir qui prend facilement le dessus
Mes petites trouvailles restent et bougent et stoppent et dansent
Mais ces petites trouvailles sont moins pesantes que je le pense.
C’est pour ça que je cherche si fort
Et si jamais je ne trouve et ne suis convaincue
Je n’aurai jamais fait un si grand effort
C’est simplement sans cet amour que j’aurai vécu.
Mais je cherche encore.