Je suis tannée que tu te caches. Je veux te deviner. Pis t’es pas devinable…J’te suppose…C’que j’vois, ça me plait, mais je suis convaincue que j’pourrais en voir pas mal plus pis que ça continuerait à me plaire autant. C’est bizarre, parce que oui, tu m’intrigues, j’veux te savoir et j’me rends presque malade à te savoir juste à moitié. Mais ce qui me dérange encore plus, c’est que j’comprends pas pourquoi tu te caches. C’est vrai, de c’que j’réussis à capter de toi, t’as rien à cacher…On dirait presque que j’connais la perfection pis que j’ose pas trop y toucher parce que j’vais la briser tellement elle est fragile et éphémère. Faudrait que j’arrête de tout calculer et de faire autant attention à c’que j’dis. Mais j’suis sur un nuage…un gros nuage tout blanc qui tranquillement s’acoquine d’un autre nuage. L’autre nuage s’en va, parfois rapidement, d’autres fois pas…Il jase avec les autres nuages, y’a l’air bien. Pis quand il revient vers moi, vers mon gros nuage blanc, on dirait qu’il se camoufle, qu’il s’invente de la brume…
J’ai juste peur qu’un jour l’autre nuage sera plus là au moment où j’aurai été trop bien dessus.